Philosophie

Ecoculture

Sur le champ, nous ne voulons pas de biocides. Même pas ceux autorisés sous label bio. Nous estimons que nous avons été trop loin dans le sens inverse et voulons préserver les organismes, les nutriments, la biodiversité… Bref, ce qui nous fait vivre! Cela demande un réel engagement de la maraîchère (favoriser la prévention, recréer des éco-systèmes, faire des aménagements naturels, sproutcher manuellement les larves) et des abonnés (accepter des feuilles trouées, des paniers parfois moins remplis, des légumes tordus). Ce n’est pas pour cela qu’aucune intervention (manuelle, préventive, naturelle) n’est faite mais la recherche d’équilibre et le respect environnemental sont toujours prioritaires. Les pratiques culturales sont les plus douces possibles: travail réduit du sol, paillage, désherbage manuel, etc.

Juste rémunération

Il faut en vendre des légumes pour faire vivre un(e) maraîcher(e)! Malgré le développement des circuits courts, son revenu est généralement nettement en dessous du seuil de pauvreté. Conserver une agriculture à taille humaine qui assure une alimentation locale doit être une volonté citoyenne. Le modèle proposé ici ne dépend ni des banques, ni de l’Europe, mais du soutien de familles convaincues que le fruit du travail paysan doit être valorisé avec constance et à sa juste valeur.

Ici, Hanna, graphiste reconvertie en maraîchère. Maman d’un petit garçon, a peur des sangliers, n’aime pas cuisiner les choux, connait le prénom de vos enfants et donne tout dans son travail plein de sens.

Résilience

Ne trouvez-vous pas que les changements climatiques devraient être une responsabilité collective? La production alimentaire locale est en proie directe aux dérèglements (inondations, sécheresses, manques d’hiver, déséquilibres dans les éco-systèmes). A Buzet, nous misons sur la résilience collective: une réserve financière est constituée chaque année en cas d’imprévus et permet ainsi au projet de maintenir le cap (serre emportée par la tempête, passage de sangliers assoiffés ou coût de l’eau démesuré lors de la sécheresse 2022). La force collective permet également de faire face aux difficultés: rebâcher une serre de 30m de long seule, c’est impossible!

Lien social

L’agriculture a, fut un temps, été vectrice de liens sociaux: grande tablée à la ferme, implication des villageois lors des grands rendez-vous saisonniers, etc. Cette dimension, tout comme l’opinion publique envers les agriculteurs, s’est peu a peu dégradée avec l’hyper industrialisation du milieu. A La grange Cocotte, nous souhaitons rendre à l’agriculture sa dimension sociale par l’aménagement accueillant du lieu, l’organisation de moments conviviaux et la mise en place d’une dimension participative. Un accent très fort est mis sur la pédagogie par l’installation de panneaux didactiques mais aussi par l’essence même de l’auto-cueillette qui appelle à renouer avec des savoirs et à se reconnecter à la terre, aux saisons.

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